| Conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'APN |
| 2008-03-07 09:26 xinhua |
![]() Le chef pour le développement qualifie d'"efficae" la régulation macroéconomique La régulation macroéconomique au cours de ces cinq dernières années a été "efficace" et a aidé à promouvoir une croissance économique à la fois rapide et durable, a déclaré jeudi le chef pour le développement de la Chine Ma Kai. "Si vous reconnaissez que la Chine a réussi à maintenir un bon développement économique et social mais qu'en même temps vous dites que la régulation macroéconomique n'était pas efficace, ce n'est ni logique ni vrai", a souligné Ma, ministre chargé de la Commission d'Etat pour le développement et la réfrome, lors d'une conférence de presse. Ma a fait ces remarques lors d'une conférence de presse en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale ( APN), organe législatif suprême. Ma a dit que l'économie chinoise, qui a enregistré une croissance annuelle de 10% et plus au cours de ces cinq dernières années, avait maintenu un développement à la fois rapide et stable sans avoir connu de fluctuations majeures. "Ce qui est encore plus important, c'est que l'efficacité économique a été sensiblement améliorée et que la structure économique est optimisée. En plus, le peuple chinois en a tiré davantage de bénéfices réels", a souligné Ma, en ajoutant que ces succès étaient évidents aux yeux de tous. Ma a reconnu cependant que le pays faisait face à des problèmes importants tels que la surchauffe des investissements en actifs immobilisés, l'offre excessive de monnaie et de crédit, l'énorme excédent commercial, mais ces problèmes sont à résoudre pas à pas, d'après lui. "Les mesures de régulation macroéconomique n'ont pas nui aux fondamentaux de l'économie chinoise", a-t-il poursuivi. La Chine ressent la pression inflationniste, et est déterminée à atteindre l'objectif fixé pour l'IPC La Chine ressent clairement la pression inflationniste liée aux augmentations de prix structurelles, mais elle est déterminée à maintenir la croissance de l'IPC (indice des prix à la consommation) à environ 4,8%, objectif fixé pour cette année, a déclaré jeudi le chef pour le développement de la Chine Ma Kai. L'IPC de la Chine, qui a bondi de 4,8% l'année dernière et battu un record depuis onze ans avec 7,1% en janvier, a été largement attribué aux augmentations de prix structurelles causées par l'essor des prix des produits alimentaires et agricoles, a souligné Ma, ministre chargé de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme, lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session parlementaire. L'augmentation des prix des produits alimentaires a contribué à hauteur de 83% à la croissance de l'IPC de l'année dernière et de 84,5% à celle en janvier, a-t-il dit, ajoutant que les augmentations des prix étaient plutôt des "rétablissements des prix", étant donné les fluctuations légères pendant les dix dernières années. "Cela, cependant, ne signifie pas que nous pouvons ignorer la situation", a-t-il indiqué, "En fait, nous devons être conscients de la pression croissante." Le premier ministre chinois Wen Jiabao, dans son rapport d'activités du gouvernement prononcé lors de l'ouverture de la session parlementaire tenue mercredi, a reconnu que la Chine faisait face à une pression inflationniste croissante. La Chine a fixé l'objectif de la progression de l'IPC pour cette année à 4,8%, selon le rapport de Wen. L'excédent commercial de la Chine durera encore pendant une certaine période Ma Kai, ministre chargé de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme, a dit jeudi que l'excédent commercial du pays durerait encore pendant une certaine période, mais que la question clé n'était pas l'excédent commercial en lui-même, mais le fait de savoir s'il provenait d'un commerce équitable profitant aux deux parties concernées et s'il pouvait être contrôlé dans une certaine portée. Ma a fait ces remarques lors d'une conférence de presse tenue en marge de l'actuelle session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN). "L'excédent commercial d'un pays signifie le déficit pour un autre", a dit Ma, "Ce sera un problème global de long terme dans le processus de la globalisation." Les Etats-Unis ont connu un excédent commercial pendant plus de 80 ans de leur histoire, et l'Allemagne pendant plus de 55 ans, depuis 1952, alors que celui du Japon date d'il y a 26 ans et se poursuit encore à présent, a-t-il rappelé. L'excédent commercial de la Chine a bondi de 47,7% en 2007 par rapport à 2006 pour atteindre 262,2 milliards de dollars. En janvier, l'excédent commercial du pays a augmenté de 22,6% en base annuelle à 19,49 milliards de dollars, selon l'Administration générale des Douanes. Cependant, le taux de croissance mensuel de l'excédent commercial a chuté pour la troisième fois consécutive. Le gouvernement a fait du ralentissement de la croissance de l'excédent commercial et de l'expansion continue des investissements extérieurs des sujets majeurs pour 2008, selon le rapport sur le projet de plan soumis par Ma à la session de l'APN mercredi. Ma a fait ces remarques lors d'une conférence de presse tenue en marge de l'actuelle session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN). Les récentes tempêtes de neige et de verglas ne changeront pas les fondamentaux de l'économie chinoise Les récentes tempêtes de neige et de verglas ont un effet limité sur le pays et ne changeront pas les fondamentaux de l'économie chinoise, a indiqué jeudi Ma Kai, planificateur macroéconomique en chef de Chine. Le gouvernement chinois a agi rapidement face au désastre et les mesures se sont révélées efficaces, a souligné Ma, ministre chargé de la Commission d'Etat pour le développement et la réforme, lors d'une conférence de presse en marge de la session parlementaire chinoise. Un contrôle temporaire des prix est nécessaire L'intervention temporaire sur les prix annoncée à la mi-janvier est nécessaire et conforme à la loi, a déclaré jeudi Ma Kai, ministre chargé de la Commission d'Etat pour le Développement et la Réforme. "En tant que gouvernement responsable, on ne peut pas fermer les yeux sur cette situation", a souligné le ministre, estimant que la flambée des prix depuis le deuxième semestre de 2007 a été aggravée par les catastrophes climatiques avant la Fête du printemps, Nouvel an chinois. L'année dernière, l'indice des prix à la consommation (IPC) du pays a augmenté de 4,8% en glissement annuel, un nouveau record depuis 1997 et bien au-dessus de l'objectif de 3% , principalement dû à la hausse des prix des produits alimentaires et du logement. ![]() La Chine envisage sérieusement d'ajuster sa politique fiscale sur le marché des capitaux Le gouvernement chinois va considérer sérieusement l'ajustement de sa politique fiscale sur le marché des capitaux, a déclaré le ministre chinois des Finances Xie Xuren, jeudi, à Beijing. "Nous avons pris bonne note des commentaires sur Internet concernant l'ajustement de la taxation sur le marché des capitaux, et nous les prenons sérieusement en considération", a dit Xie lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session parlementaire, en réponse à une question pour savoir si le gouvernement réduira le droit de timbre sur les transactions boursières. Il a indiqué que le ministère des Finances allait faire des enquêtes sur la situation actuelle du marché des capitaux, de concert avec les autres départements concernés, afin d'élaborer des politiques adéquates. Le marché des capitaux a joué un rôle important dans l'économie chinoise, a souligné Xie. Le 29 mai 2007, le gouvernement chinois a augmenté largement le droit de timbre sur les transactions boursières. Cela a entraîné une forte chute sur le marché boursier, qui a pourtant retrouvé une tendance ascendante. Le débat sur l'ajustement de la politique fiscale a repris récemment alors que le marché boursier a commencé à chuter en novembre dernier, malgré des améliorations qui ont échoué à changer la situation. ![]() Un yuan plus fort n'est pas le levier essentiel du contrôle de l'inflation Une réévaluation accélérée du yuan, la monnaie chinoise, peut permettre de contrôler l'inflation, mais ne sera pas le levier principal pour la contenir, a dit jeudi le gouverneur de la banque centrale chinoise. La maîtrise de l'inflation repose toujours principalement sur les politiques gouvernementales, dont la politique monétaire d'austérité, a indiqué Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque populaire de Chine (banque centrale) lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois). La Chine a rendu son régime monétaire plus flexible en laissant se réévaluer progressivement le yuan, monnaie chinoise. Depuis juillet 2005, date à laquelle le gouvernement a décidé de détacher le yuan du dollar, la monnaie chinoise a été réévaluée de 12%. Jeudi, le yuan s'est élevé de quatre points de base avec un taux de parité centrale de 7,1168 yuans face au dollar. Une réévaluation accélérée a été proposée par certains économistes pour permettre de calmer l'excédent commercial, considéré comme le facteur essentiel de la liquidité excessive, qui a fait flamber les prix. Un yuan plus fort rendra plus coûteuses les exportations en termes de change de devises. "Elle est efficace", a dit Zhou, rejetant le fait que l'inflation soit un facteur majeur à prendre en compte dans l'accélération de la réévaluation. Le taux de change est plutôt décidé par les forces du marché, ou par les prévisions des fournisseurs et des acheteurs sur la tendance de la valeur monétaire, a expliqué Zhou. La Chine continuera de lever les restrictions sur les investissements des Chinois à l'étranger La Chine poursuivra sa politique favorable aux investissements des Chinois à l'étranger, a noté jeudi le gouverneur de la banque centrale chinoise. "La Chine continuera à lever les restrictions sur les investissements à l'étranger de ses citoyens par divers canaux", a dit Zhou Xiaochuan, gouverneur de la Banque populaire de Chine, banque centrale. Il a fait ces remarques lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale (APN, Parlement chinois). Avec une proportion élevée de dépôts bancaires dans le PIB du pays , Zhou a dit qu'il était raisonnable qu'une somme d'argent aussi importante soit investie à l'étranger par les citoyens chinois ou les entreprises publiques et privées chinoises. "Sinon, les investissements locaux seront en surchauffe et la capacité de production sera excessive. Les investissements d'outre- mer par les Chinois soulageront aussi la pression du gouvernement dans ce domaine", a-t-il expliqué. Il a déclaré qu'en dehors de Hong Kong, d'autres marchés internationaux comme ceux du Japon, de Londres et de Singapour présentaient également de forts potentiels pour les investisseurs de la partie continentale de Chine. Il y a encore de la marge pour augmenter le taux d'intérêt, selon le gouverneur de la banque centrale de Chine Il y a encore de la marge pour augmenter le taux d'intérêt mais il faut prendre en considération les facteurs intérieurs et internationaux avant l'ajustement, a déclaré jeudi le gouverneur de la banque centrale de Chine Zhou Xiaochuan. "Il y a certainement de la marge pour l'augmentation du taux d'intérêt", a dit Zhou, gouverneur de la Banque populaire de Chine, lors d'une conférence de presse tenue en marge des sessions annuelles des organes législatif et consultatif. "Mais nous devons penser aux avantages et aux inconvénients de cette mesure et prendre en considération le moment et l'ampleur de l'ajustement", a-t-il fait remarquer en réponse à une question d'un journaliste. Il a dit que la récente baisse du taux d'intérêt aux Etats-Unis avait en effet exercé des influences sur la Chine, mais seulement en partie. "De nombreux facteurs intérieurs devront être pris en considération dans l'ajustement du taux d'intérêt." Zhou a cité l'influence de tels ajustements sur la consommation et le marché des capitaux, étant donné que la croissance économique du pays dépend de plus en plus de la stimulation de la demande intérieure plutôt que des exportations. "Nous prendrons en compte tous les facteurs et ferons des comparaisons pour effectuer un bon travail", s'est engagé Zhou. L'année dernière, la banque centrale a augmenté six fois le taux d'intérêt et dix fois le taux des réserves obligatoires, avant d'augmenter de manière importante le taux des réserves obligatoires en janvier. Parallèlement, les baisses successives du taux d'intérêt par la Réserve fédérale des Etats-Unis, qui visent à redresser l'économie américaine, ont élargi l'écart entre les taux d'intérêt des deux pays et dévalué davantage la monnaie américaine. D'après des analystes, la banque centrale possède aujourd'hui une marge limitée pour augmenter le taux d'intérêt et devrait accélérer la réévaluation du yuan pour réduire l'inflation. La Chine doit être prudente face à la crise américaine des subprimes Les nouvelles conséquences de la crise américaine des crédits hypothécaires à risques sur l'économie et la politique monétaire de la Chine ne peuvent être sous-estimées, a averti jeudi Zhou Xiaochuan, gouverneur de la banque centrale de Chine. "Il y aura davantage d'impacts indirects de la crise des subprimes aux Etats-Unis sur l'économie chinoise à l'avenir. Nous ne devons pas les sous-estimer, puisque ce qui nous attend dépasse notre expérience", a souligné Zhou, gouverneur de la Banque populaire de Chine. Il a fait ces remarques lors d'une conférence de presse en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale ( APN, parlement chinois). Il a dit que les changements dans l'économie mondiale et le commerce international provoqués par l'affaiblissement de l'économie américaine toucheront l'économie chinoise à différentes phases. Dans le même temps, les diminutions successives des taux d'intérêt par la Réserve fédérale des Etats-Unis "affectera également les taux d'intérêt de la Chine et la politique monétaire, les taux d'intérêt des différents pays ayant actuellement des liens plus étroits qu'auparavant", selon Zhou. D'autre part, il pense que l'impact direct de la crise américaine des subprimes sur l'économie chinoise a été limité, car la part des investissements dans les crédits hypothécaires de la Chine était plus faible. La partie continentale de Chine souhaite faciliter le change des devises entre les deux rives du détroit de Taiwan La partie continentale de la Chine a la volonté de faciliter le change des devises pour les habitants des deux rives du détroit de Taiwan, a déclaré jeudi le gouverneur de la banque centrale chinoise Zhou Xiaochuan. Bien qu'il n'y ait pas de change de devises direct entre le Renminbi (le yuan) et le New Taiwan Dollar, les autorités concernées étudient et discutent activement de la possibilité, a dit Zhou, gouverneur de la Banque populaire de Chine. Citant le président chinois Hu Jintao, il a souligné que la partie continentale de la Chine ferait de son mieux pour aider de quelle que manière que ce soit les compatriotes de Taiwan. Il a fait ces remarques en réponse à une question posée par un journaliste taiwanais lors d'une conférence de presse tenue en marge de la session annuelle de l'Assemblée populaire nationale ( APN, Parlement) de Chine. Actuellement, beaucoup d'agences bancaires du côté occidental du détroit de Taiwan (la partie continentale) acceptent le New Taiwan Dollar, tandis que pas mal d'institutions à Taiwan, telles que les agences touristiques, acceptent le yuan, a dit Zhou. "Mais bien sûr, nous devons faciliter davantage le change de devises, qui nécessite une volonté et des conditions politiques", a poursuivi Zhou, sans préciser quelles "conditions politiques". "En un mot, il y a de la marge dans ce domaine et nous avons beaucoup fait", a-t-il ajouté. |



